Microplastique: un déchet invisible polluant nos océans

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Qu’appelle-t-on microplastique ?

 

Le Microplastique se définit comme une fine particule de plastique de moins de 5 mm de diamètre. Il en existe deux types en fonction du processus de formation : les microsplastiques primaires et secondaires. Les microsplastiques primaires sont synthétisés comme additifs dans le secteur du cosmétique (exfoliant, dentifrice), pétrochimie (granulé plastique industriel, abrasif industriel) et secteur vestimentaire (fibre synthétique).  Les microplastiques secondaires résultent de la dégradation d’éléments de plus grandes tailles (bouteilles, pneus, lessives vêtements) réduits en fragments grâce à l’action du soleil et des micro-organismes.

 

D’où viennent les Microplastiques ?

 

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Constat accablant pour la planète

 

Ce fléau ne date pas d’hier, cette prise de conscience remonte aux années 80 où des scientifiques de l’université d’Alaska avaient identifié l’effet néfaste des microsplastiques sur l’espèce animale. Ensuite, des navigateurs, scientifiques, cinéastes, médias alertèrent sur le phénomène d’accumulation de microplastiques dans l’océan sans réel impact.

Le rapport de la fondation Ellen MacArthur déclarant, « il y aura autant de microplastiques que de poissons dans les océans ! », tire la sonnette d’alarme en 2016 et interpelle l’opinion publique.

Aujourd’hui malgré cette prise de conscience le constat reste accablant : 90 % des déchets en mer sont d’origine plastique et 92 % d’entre eux ont une taille inférieure à 5 mm.  En effet, 250 000 tonnes de plastique dont 21 000 tonnes de microparticules flotteraient dans les mers du monde. Cette pollution entraîne d’énormes gyres (gigantesque tourbillon d’eau formé d’un ensemble de courants marins), concentrant les débris et voguant sur les océans appelés aussi Vortex il en existe plusieurs dans le monde : Océan indien, Atlantique nord- sud, Pacifique Nord- Sud.

 

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Danger sur l’écosystème !

 

Les microparticules représentent de nombreuses menaces pour l’environnement. Tout d’abord sur la faune marine, des observations démontrent de nombreux décès dus à des étranglements ou ingestion de plastique entraînant suffocation ou obstruction des voies digestives.

“Les nombreux fragments de plastiques ingérés par les animaux ne leur laissent plus de place dans l’estomac pour manger. Ils meurent alors le ventre vide”

Les microplastiques sont vecteurs de polluants chimiques très toxiques, une fois ingérés par les espèces animales ces phénomènes se répercutent sur leur santé et indirectement sur les humains. En effet, l’ensemble de la chaîne alimentaire est touchée, les microplastiques se chargent de toxines diverses dans les océans et génèrent un dérèglement complet chez les poissons. Selon des études, les microplastiques perturbent les systèmes hormonaux, créées des dommages cérébraux et troubles du comportement chez les poissons.  Les hommes étant à la fin de la chaîne alimentaire, ce fléau invisible impact directement sur leur santé.  Le poisson n’apportant plus les apports nutritionnels habituels et transmettant des toxines très toxiques pour l’homme entraînant une baisse des capacités de reproduction. Les effets néfastes ne sont pas clairement établis, cependant certains faits sont avérés comme des réactions inflammatoires, baisse de l’apport nutritionnel et baissent des capacités de reproduction.

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Enjeux majeurs pour le futur

 

Cette crise représente un enjeu planétaire, chaque pays à sa part de responsabilité.  Cette catastrophe impact la faune et la flore de manières durables. Il est grand temps d’agir et de prendre les mesures à l’ampleur de ces enjeux sociétales, économiques et environnementales. L’océan joue un rôle primordial dans la régulation du climat mondial. La mer est également au cœur de notre économie durable. La mer et les océans font partie d’un écosystème représentant une partie de la biodiversité mondiale qu’il faut protéger. Partant de ce postulat les pays en voie de développement générant le plus de déchets plastiques ont un rôle primordial à jouer dans cette lutte. Lors de l’évènement organisé à Nairobi par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) en 2017, plus de 200 pays ont signé à un accord visant à éliminer la pollution engendrée par le plastique dans les océans.  La Chine a également signée cet accord et s’engage à surveiller la quantité de plastiques versés dans la mer. Cette mesure est un signe fort et un énorme pas pour la sauvegarde de l’écosystème marin.  Les pays ont pris conscience des mesures à mettre en place pour éradiquer ce phénomène.

 

Solutions pour une planète plus verte

 

L’heure est à la mobilisation pour combattre ce fléau invisible. À grande échelle, de nombreux projets fleurissent pour éradiquer cette pollution néfaste. L’innovation pourrait être le fer de lance de cette lutte pour éradiquer les microplastiques. Le projet innovant de Ocean Cleanup retient plus particulièrement l’attention.

En effet, le jeune Néerlandais Boyan Slat a eu l’idée folle de déployer une série de barrières flottantes, une sorte d’entonnoir géant, permettant de concentrer et ramener les débris vers une plateforme capable de les traiter. Ce projet pourrait éliminer une grande partie des macroplastiques et combiner au projet de SeaVax pourrait complètement éradiquer les microplastiques. Seavax est un bateau propulsé à l’énergie solaire aspirant et stockant les microsplastiques.

À plus petites échelles, chaque citoyen peut apporter sa pierre à l’édifice. Il faut sensibiliser les populations, repenser la façon dont nous produisons et consommons. Des gestes simples du quotidien pourraient diminuer la pollution des océans. Voici quelques exemples simples : (choisir des produits d’hygiène sans micro-bille de plastique, utiliser des gourdes, refuser les ustensiles jetables paille ; couverts ; gobelets, ne pas jeter ses mégots n’importe où, ramasser les déchets et jeter les déchets dans les poubelles prévues pour).

 

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L’équipe Direct Imex vous remercie pour cette lecture et reste à votre disposition pour de plus amples explications. On vous invite à aller voir nos gammes de sacs 100% compostables afin de d’éradiquer les microplastiques dans les océans et sauvegarder cet écosystème fragile.

 

Références :

http://www.ompe.org/le-danger-permanent-des-microplastiques/

https://www.greenweez-magazine.com/la-pollution-des-oceans-plus-quun-constat-des-actions/

https://theconversation.com/pollution-des-oceans-par-le-plastique-des-solutions-existent-74336

https://www.ecco-verde.fr/info/beauty-blog/microplastique-un-double-danger

Innovations dans le traitement des déchets organiques : la Méthanisation

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Qu’est-ce que la Méthanisation ?

 

Afin de rebondir sur nos deux articles précédant sur la permaculture, restons dans cette optique d’optimisation de notre écosystème afin de réduire nos empreintes écologiques.  Ainsi nous verrons dans ce nouvel article le concept de la Méthanisation. La méthanisation est un processus biologique de traitement des déchets organiques conduisant à une production combinée de gaz convertible en énergie (biogaz) et d’un digestat utilisable comme compost. La méthanisation est apparue à la fin du 17ème siècle, en 1776 avec la découverte du méthane par Alessandro Volta. Ce savant italien identifie dans les bulles de gaz émises par les vases en putréfaction, l’existence de « gaz hydrogène carboné ». C’est ainsi qu’il mit en évidence l’aspect inflammable du « gaz des marais » démontrant la forte contenance de méthane provenant de la décomposition des déchets organiques végétaux des marécages.

Le Rapport Brundtland définit le développement durable comme « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». Cette dualité entre consommation actuelle et préservation de l’environnement pour les générations futures nous poussent à se questionner sur notre modèle sociétal.  Si nous suivons ce raisonnement, notre mode de consommation et d’utilisation des techniques pour tirer parti des ressources naturelles terrestres sont obsolètes, voir même archaïques.  L’amélioration de nos techniques est indispensable à la réponse de nos besoins de manière durable et viable.

En effet, l’innovation pourrait être le fer de lance de cette stratégie de développement durable afin de changer notre modèle sociétal et s’inscrire dans une croissance écologique verte.  Dans ce contexte la méthanisation s’inscrit parfaitement dans cette optique, à la fois innovante, respectueuse de l’environnement et performante, elle pourrait jouer un rôle primordial dans cette transition énergétique.

 

Comment fonctionne la méthanisation ?

 

Procédé de la Méthanisation

 

Processus de la méthanisation

 

Le principe est le suivant, il s’agit de dégradation de la matière organique dans un milieu privé d’oxygène. En effet, les déchets organiques sont stockés dans une cuve cylindrique et hermétique appelé « Digesteur ». Dans laquelle les déchets organiques sont soumis à l’action de micro-organisme(bactéries) en anaérobie (absence d’oxygène). Ensuite, la production de Biogaz est le résultat de 4 étapes biochimiques dans lesquelles de grandes chaînes de carbone sont transformées en acides gras et alcools. Cette fermentation méthanique conduit à une production combinée de biogaz convertible en énergie renouvelable (composé de méthane et dioxyde de carbone) et de digestat. Enfin, après la création de biogaz cette énergie pour être valorisé de différentes manières. En effet, le biogaz peut être utilisé pour la production d’électricité, de chaleur et carburant pour les véhicules. Mais également en tant que compost en utilisant le digestat.

Toute la matière organique est potentiellement décomposable. Cependant le principe de méthanisation convient mieux aux substances riches en eau, plus facilement dégradable et simple à pomper pour permettre un fonctionnement en continu du digesteur.

Les déchets organiques sont d’origine :

  • Agricoles : lisiers, fumier, résidus de récolte, eaux de salle de traite, marcs de raisins.
  • Agro-industriels : abattoirs, effluents de chais, laiteries, fromageries
  • Collectivités : tontes, boues d’épuration

 

Cycle de la methanisation

Le cycle de la méthanisation. Photo du Ministère de l’Environnement

 

Enjeux majeurs

 

Enjeux économiques

 

Dans une logique économique, adopter un système de production de biogaz à partir de matières organiques va permettre dans un premier temps d’apporter un revenu supplémentaire issu de la vente du biogaz. Le traitement de matières organiques devient alors un nouveau débouché de revenus.

Si l’exploitant ne souhaite pas vendre sa production de biogaz, il pourra néanmoins utiliser ce dernier et remplacer ses sources traditionnelles d’énergies par la consommation de biogaz (production électrique, carburant).

Les Economies de stockage et de conditionnement seront aussi importantes. La transformation en digestat permet une réduction sensible des coûts liés à la gestion des matières organiques. Une exploitation agricole n’aura donc presque plus à se soucier de la gestion des excréments de son exploitation. Ceux-ci s’assimilent souvent mal à la terre ; le digestat au contraire est bien plus assimilable par les organismes vivants.

Enfin, soulignons que la matière organique est très abondante, elle devient alors avec la méthanisation une option à la fois rentable, qui s’avère aussi plus respectueuse de l’environnement.

 

Enjeux environnementaux

 

La méthanisation permet de relâcher moins de gaz à fort effet de serre comme le protoxyde d’azote. Ainsi la production de biogaz est sensiblement moins polluante que celle d’une énergie fossile « classique ». Le biogaz est aussi par essence une énergie renouvelable, ce qui lui permet d’être une source crédible d’énergie ayant une empreinte carbone bien moins marquée que les techniques traditionnelles de production d’énergie.

La gestion classique des déchets est aussi bouleversée par ce nouveau processus : la gestion des matières organiques peut désormais être viable et conçue sur du long terme car elle rentre dans un schéma de traitement et de transformation.

Si la méthanisation n’est encore qu’à ses prémices en France, nous pouvons y voir une solution de production d’énergie viable, inépuisable, rentable et moins polluante que ce qui se fait aujourd’hui dans la grande majorité des cas.

 

L’équipe Direct Imex vous remercie pour cette lecture et reste à votre disposition pour de plus amples explications. On vous invite à aller voir nos gammes de sacs écologiques compostables  afin de rester dans cette démarche de respect l’environnement et d’une meilleure utilisation de nos techniques.

 

Références :

https://sms.hypotheses.org/9386

https://theconversation.com/innovations-dans-le-traitement-des-dechets-la-methanisation-69572

http://www.biogaz-energie-renouvelable.info/methanisation_avantages.html

https://www.actu-environnement.com/ae/dictionnaire_environnement/definition/methanisation.php4

 

 

 

 

La permaculture, une solution permanente ?

Une solution permanente…

 

Dans notre dernier article, nous vous expliquions ce qu’est la permaculture et les effets positifs de ce système agricole. L’application de ce modèle dans un milieu agricole a pour principal avantage de préserver la terre et la vie qu’elle contient. De plus en plus, les nouvelles générations se sentent concernées par les problèmes environnementaux. Elles ont conscience que respecter l’environnement est essentiel. La permaculture apporte une solution à ceux qui souhaitent développer une agriculture à la fois rentable et durable. Au cœur de la permaculture, on retrouve l’idée de collectivité comme pratique et valeur culturelle, le principe étant de donner la priorité au groupe plutôt qu’à l’individu. Si ce sujet vous intéresse, nous vous conseillons de lire le travail de Slovoj Zizek, éco-marxiste radical et l’un des meilleurs académiciens de notre époque. Vous pouvez également lire notre dernier article qui définit la permaculture.

Dans cet article nous avons choisi de vous présenter quatre exemples de permaculture réussie à travers le monde. La permaculture permet de transformer n’importe quelle ferme, quelle que soit sa taille, en système agricole responsable, durable socialement et environnementalement. Le principe est de construire sur la base de ce qui existe déjà, afin de lutter contre le gaspillage, un des fléaux de notre société, qui résulte d’un capitalisme agressif, qui érige le profit en fin plutôt qu’en moyen, et non respectueux de l’environnement.

Les quatre fermes biologiques que nous allons vous présenter se sont développées suivant ce mouvement écologique avant-gardiste. Leur objectif est de s’éloigner du modèle de profit classique fondé sur le “tout jetable”. Tout d’abord nous irons au Bec Hellouin, où est installée une des fermes de permaculture la plus dynamique de France, puis à Brachoua au Maroc, où l’exploitation permet à un village entier de vivre. Nous prendrons ensuite le chemin du Bénin, vers la ferme de Songhai, qui emploie des centaines de personnes à travers l’Afrique, et nous terminerons notre voyage au nord de la Thaïlande, à Sahainan. A travers ces différents exemples nous montrerons que les bénéfices apportés par la permaculture sont infinis.

 

BEC HELLOUIN, FRANCE

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Cette ferme est un très bon exemple des avantages significatifs de la combinaison de l’enseignement théorique et de la pratique, pour améliorer notre système agricole et notre empreinte sur l’environnement. La particularité de cette ferme est qu’elle est liée à une école dans laquelle elle transmet ces valeurs. En 2004, Perrine et Charles Hervé-Gruyer décident d’abandonner leur travail (respectivement juriste en entreprise et marin) pour se consacrer au travail de la terre. Partant du principe que tout vient de la terre, ils ont décidé de synthétiser différents types de culture pour protéger et améliorer leur environnement.

C’est pourquoi en 2007, ils ont choisi de se lancer dans la permaculture pour une activité durable. Depuis, ils s’améliorent sans cesse grâce à de nouvelles méthodes et de nouveaux outils qu’ils développent. Aujourd’hui la ferme est auto-suffisante, et ils peuvent vivre comme de vrais fermiers. Lorsqu’ils ont démarré leur activité, le sol n’avait que 20cm d’épaisseur, et aucun agriculteur n’avait réussi à cultiver la terre avant. Grâce à l’utilisation des techniques de la permaculture, ils ont créé un sol riche, qui se développe continuellement grâce aux nutriments et à la biomasse, qui se prêtent à la croissance de produits biologiques de qualité, favorables pour l’environnement et pour nous.

L’un de leur projet les plus intéressants et réussi, est leur foret comestible dans laquelle, comme son nom l’indique, chaque plante se mange. Cet écosystème naturel produit deux fois plus de biomasse par hectare qu’un système agricole traditionnel, sans utiliser aucun engrais, arrosage, ou intervention humaine. Ceci est une preuve que l’agriculture peut être rentable et avoir un impact positif sur l’environnement, même s’il est compliqué d’étendre le système à l’ensemble des exploitations agricoles.

 

BRACHOUA, MAROC

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Brachoua est un petit village non loin de Rabat, au Maroc. Ce village était très pauvre, sans emploi pour les femmes, et avec des petits travaux par ci par là pour les hommes et les enfants. Il n’y avait pas d’électricité, ni d’eau potable, ni de jardins. Cependant, au cours des quatre dernières années, l’association Ibn al-Baytar a aidé à créer et développer des potagers pour les soixante familles, appliquant les principes de la permaculture au profit du village. Aujourd’hui, les villageois sont autosuffisants, chaque famille a quotidiennement des légumes, des fruits et de la viande pour se nourrir. Ils entretiennent leurs multiples jardins potagers et fruitiers, nourrissent chaque habitant du village, puis vendent le surplus à Rabat. C’est un mouvement qui revient en arrière dans le temps, à l’époque où le commerce des biens était à l’ordre du jour. Il fournit une preuve directe et tangible, qu’au niveau local, l’idée d’un abandon du consumérisme, en faveur d’une société qui consomme de façon modérée, éco-responsable et local fonctionne. L’évolution du village a été incroyable. En effet, ils ont aujourd’hui de l’eau potable, des puits pour arroser les plantes, leurs propres sources d’électricité, de l’eau potable, et une augmentation du niveau de vie.

Dans le projet, l’accent est mis sur la participation active des femmes, pour leur permettre elle aussi de s’émanciper dans leur travail. Elles gèrent la coopérative et organisent la vente de leurs produits, ce qui leur permet d’avoir des revenus supérieurs à la moyenne des femmes au Maroc. Ils démontrent à travers cette communauté inclusive que le succès ne dépend pas de l’arrangement des chromosomes dans le corps humain, mais plutôt de l’utilisation des compétences de chaque membre de la communauté pour réussir. L’expression « plus on est nombreux, moins le travail est dur » résume assez bien leur manière de fonctionner.

Pour avoir des revenus supplémentaires, ils ont également créé une structure d’écotourisme. Les citadins peuvent venir habiter dans le village en weekend ou en vacances, aider dans les jardins et profiter des produits bio du village. En fait, la création de cette coopérative a été et continue d’être une belle réussite. Les familles ont plus d’argent, elles peuvent ainsi payer les études de leurs enfants. En plus de cela, un lien social fort s’est créé entre et dans les familles. En effet, le mode de fonctionnement permet aux parents d’avoir plus de temps libre à passer avec leurs enfants. Les familles sont plus proches qu’avant car elles travaillent et vivent ensemble. Pour ces personnes, la permaculture, à savoir l’application d’une agriculture socialement et écologiquement responsable et durable, a créé une nette amélioration des conditions de vie, du partage des richesses et de la solidarité. Cet exemple pourrait être une inspiration pour bon nombre de nos pays, villes, ou villages, où l’individualisme est une réalité.

 

SONGHAI, BENIN

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Dans les années 1980, Godfrey Nzamujo, chercheur dans un laboratoire réputé de Californie, a regardé la situation économique, sociale et environnementale de l’Afrique, plus particulièrement celle du Bénin (pays d’origine de sa famille), et y a vu des opportunités incroyables. Il est parti du paradoxe que ce continent est le plus riche du monde en termes de ressources naturelles, mais que malgré cela, sa population est la plus pauvre du monde.  Il décida donc de retourner dans son pays d’origine pour contribuer au développement durable de son pays. Ainsi, en 1985, l’Etat béninois lui donne 1 Ha pour lancer une ferme biologique. Aujourd’hui, cette culture s’étend sur 24 hectares et il a ouvert plus de quinze autres fermes au Bénin et dans d’autres pays de la région. Sa devise : “rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme”. C’est encore un excellent exemple de l’alternative proposée par la permaculture.  C’est une volonté et un besoin de nous éloigner de nos sociétés gaspilleuses, pour se tourner vers des solutions durables qui respectent notre planète.

En effet, chaque animal, légume, fruit ou déchet a de multiples rôles à jouer dans ces exploitations. Par exemple, les fientes de poules sont utilisées pour produire du biogaz naturel, et lorsque le gaz a été extrait, le résidu est utilisé comme compost pour les plantes. Le gaz est ensuite utilisé pour produire de l’électricité pour la ferme. Une autre innovation de récupération durable utilisée, est la fonte de chaque morceau de métal cassé ou usé pour créer leurs propres pièces de rechange, de sorte qu’ils n’aient pas à les importer.

Godfrey Nzamujo n’utilise pas directement le terme de permaculture pour parler du fonctionnement de sa ferme, mais cela repose sur les mêmes principes : utiliser ce que la terre nous donne pour l’améliorer.

L’impact positif que cela a eu dans cette région est frappant : des centaines d’emplois créés, et un accès universel à des produits frais de qualité aux habitants des alentours. Il démontre directement la capacité d’une exploitation agricole à être prospère et rentable, tout en respectant l’écosystème et les êtres vivants qui s’y trouvent. Tout comme notre exemple précédent, il a également créé une université, où il peut enseigner à la jeune génération comment fonctionne ce modèle, afin qu’ils puissent lancer leurs propres fermes biologiques.

C’est une véritable réussite car M. Nzamujo est parti de zéro, mais a tout transformé : de nouvelles méthodes de culture durables optimisées, la récupération et la valorisation des déchets, et une redistribution égalitaire pour donner accès aux plus pauvres à des produits de qualité. Ainsi, comme dans le troisième principe de la permaculture, il redistribue les surplus pour en faire bénéficier le plus de monde possible, en créant de nouvelles structures par exemple.

 

SAHAINAN, THAÏLANDE

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Cette ferme a été créée par le peuple Lua, une tribu locale qui, après avoir été persécutée pendant des générations, s’est vue offerte par le gouvernement thaïlandais des terres dans le nord du pays. Ils ont alors décidé d’utiliser des techniques ancestrales pour cultiver cette terre, afin de retrouver l’harmonie avec la nature que leurs ancêtres avaient construits des siècles auparavant. Cette terre dont ils ont hérité avait été ravagée par un système de monoculture intensif. Le retour aux sources, et l’application des techniques ancestrales a permis de rendre la terre de nouveau prospère et fertile. Bien que ces principes diffèrent légèrement de ceux proposés par la permaculture traditionnelle, l’idée reste la même : une volonté d’évoluer vers une agriculture socialement responsable.

Avec trois hectares de terres, la plus grande partie de leur production est faite dans la forêt comestible. C’est le même concept que celui de la ferme du Bec Hellouin. La forêt offre une protection, une abondance d’eau, et une biomasse très riche, ce que les fermiers utilisent pour faire pousser leurs produits. Encore une fois, c’est l’optimisation des écosystèmes qui se solde par une productivité élevée. Ils cultivent donc une grande quantité de légumes et de fruits dans cette forêt. Leur productivité est très élevée car le sol est très riche, avec des milliers d’espèces différentes qui se nourrissent et créent de la biomasse simultanément. De plus, les grands arbres de la forêt réduisent le risque de dégâts dus aux tempêtes par exemple. En continuant à détruire nos ressources naturelles avec une agriculture intensive utilisant des pesticides ou des engrais, nous rendons notre sol de moins en moins riche, et donc de moins en moins fertile. L’objectif est d’utiliser l’hyper-richesse de la biomasse forestière pour nourrir et cultiver des fruits et légumes.

 


 

Ces exemples nous montrent que ce concept d’agriculture durable ne se contente pas de prendre de l’ampleur, mais fournit une solution sérieuse et tangible à bon nombre de nos problèmes. La permaculture améliore la santé de notre planète et la vie de ceux qui y vivent, elle renforce les communautés, l’égalité et crée des citoyens soucieux de l’environnement qui ensemble peuvent travailler pour un monde meilleur avant qu’il ne soit trop tard.

Malgré l’aspect ultra positif et prometteur d’un tel type de culture, la conversion se fera au fur et à mesure des années. En effet, les agriculteurs qui cultivent nos matières premières alimentaires (blé, colza, maïs, etc…) doivent répondre à des logiques industrielles, pour que nous puissions consommer nos produits transformés. De plus, l’ensemble de la société est dans une logique de baisse des coûts, non pas dans une amélioration de la qualité. Pour autant, de plus en plus de personnes sont concernées par ces problématiques. C’est pourquoi le concept d’économie locale et circulaire se développe de plus en plus. En effet, l’établissement complet d’une agriculture durable et dans le respect de l’environnement ne pourra se faire sans une consommation locale, avec des circuits de distribution locaux, qui n’ont pas pour but de réduire le plus possible le coût des produits qui viennent de la terre.

Ainsi, il semble que la transition de notre système actuel vers une société plus respectueuse et durable se fera sur des dizaines d’années, voire des siècles. Dans la mesure où se tourner vers un nouveau mode de vie peut souvent être synonyme de mise à l’écart, la conversion à grande échelle s’effectuera le jour où elle sera inclusive.

SOURCES:

Qu’est ce que la permaculture ?

                                                              Permaculture

 

La permaculture – étymologiquement un mélange des mots « culture » et « permanent » – est un mode de culture respectueuse et responsable, qui consiste à concevoir des systèmes à la fois durables et efficaces. Cette philosophie, empreinte d’une éthique forte, est connue car de plus en plus appliquée dans l’agriculture, mais elle intervient également dans notre société et notre vie personnelle. Le concept s’articule autour de trois éthiques, qui en sont les piliers : être attentif à l’humain, à la terre, et redistribuer les surplus.

Dans les années 1970, ce sont les Australiens Bill Mollison et David Holmgren qui publient un ouvrage expliquant le concept de permaculture (Permaculture One: A Perennial Agriculture for Human Settlements, 1978). Ils se sont inspirés de différents modes de culture, tant anciens que nouveaux, et le concept évolue toujours aujourd’hui avec les découvertes scientifiques. Le but était de donner une direction à prendre, tout en sachant que les techniques de culture s’amélioreraient au fil des années.

Comme le souligne le chercheur français Claude Bourguignon depuis plusieurs décennies, la moindre céréale, le moindre fruit ou légume que nous consommons dans le circuit de la grande distribution a subi au moins trois traitements chimiques pour être protégés des insectes et pour pousser plus vite. La conséquence d’un tel usage est catastrophique pour les sols et pour la qualité des produits. Il souligne par ailleurs que 80% de la biomasse vivante terrestre se trouve dans les sols, et nous en avons déjà détruit 90%… En effet, avec les pesticides et les engrais notamment, les micro-organismes qui donnent habituellement les nutriments nécessaires aux plantes meurent petit à petit. La mort de la biomasse de nos sols rend donc la terre compacte, et empêche l’eau de s’infiltrer et de nourrir les micro éléments. L’érosion des sols est également due à une pratique ancestrale : le labour. En effet, même si cette accusation ne fait pas l’unanimité chez les agriculteurs car le labour est légion depuis des siècles, Claude Bourguignon explique que retourner la terre et utiliser des pesticides appauvrit le sol de la pire des manières et le rend impénétrable pour l’eau. Ainsi, nos sols s’appauvrissent de jour en jour et deviennent de moins en moins fertiles, à cause du labour et des produits chimiques notamment.

Dans ce contexte d’appauvrissement des sols qui a pour conséquence des rendements de plus en plus bas et une qualité de produits décroissante, certains agriculteurs se sont mis à la permaculture, qui a pour essence de rendre le sol plus riche. Par différentes techniques, ancestrales ou modernes, les permaculteurs réussissent le défi d’augmenter le rendement de leurs parcelles en créant de véritables écosystèmes dans lesquelles les micro-organismes ont chacun des rôles bien définis. Le mode d’exploitation le plus couramment utilisé est la culture sur butte. En effet, ce mode de culture permet une augmentation des surfaces cultivables de 20% et un enrichissement des sols très efficace ; et donc un rendement largement supérieur au labour classique. Cette méthode est justifiée car les permaculteurs ont une vision circulaire de la chaîne alimentaire. Traditionnellement, à l’école, on nous apprend la chaîne alimentaire sous la forme d’une pyramide, avec les êtres vivants au sommet de la chaîne qui ont un rôle à sens unique. Mais dans cette vision cyclique, chaque organisme vivant se nourrit d’éléments, mais les nourrit également, soit en étant mangés, soit par les excréments qu’il rejette par exemple. Prenons le cas d’une culture de tomates menacée par les pucerons. Deux réactions sont possibles face à cela. Soit l’on va traiter les plants avec des insecticides pour faire disparaitre ces pucerons, sans prendre en compte les effets positifs de ces derniers puisqu’ils peuvent fournir des nutriments à d’autres êtres vivants. Soit l’on va insérer des coccinelles par exemple, pour que naturellement, le nombre de pucerons descende, sans pour autant modifier l’écosystème de manière négative. Et à terme, la présence des coccinelles va avoir des retombées positives pour la biomasse puisqu’elle en est une contributrice importante, en pollinisant les plantes entre autres.

 

Vision de la chaîne alimentaire classique (pyramidale) et en permaculture (cyclique) – (©Le Guide du Permaculteur Débutant – V2)

 

La permaculture a donc pour but ultime d’optimiser les écosystèmes et de les aider à être le plus riche possible. Mais cela va se faire naturellement par l’apport d’insectes, d’animaux, et de micro-organismes naturels. Ainsi, le savoir qui se développe sans cesse sur le fonctionnement de nos sols est utilisé pour rendre le sol plus productif, avec la contrainte de n’avoir que des retombées positives. Il en est de même pour les sources d’énergie des exploitations. A la ferme du Bec Hellouin, ferme référence dans la permaculture en France, une alternative à la culture sous serres a été mise en place. Pour faire pousser des produits qui poussent habituellement sous serres chauffées à l’électricité, ils ont reproduit un véritable écosystème sous serre, auquel ils ont ajouté des animaux qui produisent une chaleur naturelle, utilisée pour faire pousser des fraises par exemple. On voit donc que chaque élément est utilisé pour contribuer au bon fonctionnement des autres. C’est toujours ce concept de chaîne alimentaire circulaire, où les éléments sont dépendants les uns aux autres. Dans la même veine, mettre des cultures « fragiles » dans une forêt par exemple va avoir énormément de retombées positives. On peut penser à la protection pendant une tempête par exemple, mais également à l’apport des arbres à l’écosystème grâce aux feuilles qui tombent, et produisent des nutriments pour les micro-organismes de l’écosystème.

Vous l’aurez compris, l’outil de base d’un permaculteur est le design. En effet, pour pouvoir optimiser son écosystème, il faut l’imaginer et le designer, avec le savoir scientifique dont on dispose grâce aux recherches. Le but est d’identifier les effets positifs et négatifs de chaque élément et de les placer là où ils seront les plus bénéfiques pour l’écosystème. Le design permet d’organiser ces micro-organismes. En choisissant de mettre telle plante avec une autre, le permaculteur imagine l’activité de chacune, intègre les insectes ou animaux nécessaires et les met en interaction pour générer un rendement intéressant. On pourrait faire un parallèle dans un domaine qui n’a rien à voir, mais c’est le même principe que la création de pôles d’innovations comme la Silicon Valley aux Etats-Unis. En effet, une grande partie des acteurs des nouvelles technologies se côtoient dans un village. A l’image de cette mise en commun des compétences, le permaculteur va choisir de mettre en interaction différents organismes afin qu’en interagissant, ils puissent créer un écosystème ultra productif.

 

Voici un exemple de design d’un terrain (©Le Guide du Permaculteur Débutant – V2)

 

A travers cette présentation du concept de permaculture, l’objectif est de montrer que des belles alternatives voient le jour pour essayer de minimiser notre impact négatif sur l’environnement. Et cela prouve surtout que la situation n’est pas fatalement mauvaise, mais que grâce à ces initiatives nous pouvons renverser la situation. Il est aussi important de préciser que nous avons évoqué le cas des grosses exploitations, car elles sont les exemples les plus visibles ; mais vous pouvez vous lancer dans la permaculture avec un potager par exemple que vous alimentez avec votre propre compost. En effet, il vous faut imaginer et faire le design de votre petit écosystème. Pour cela, vous disposez de beaucoup de ressources sur internet, mais vous pouvez également avoir recours à des entreprises spécialisées qui vous aideront dans la conception et la réalisation de votre potager.

On espère que cette petite présentation vous a plu, n’hésitez pas à nous poser des questions si vous en avez, nous nous ferons un plaisir de vous répondre. Dans le prochain article, nous parlerons de plusieurs exploitations dans le monde qui suivent cette philosophie de permaculture.

 

SOURCES

https://www.permaculturedesign.fr/

https://izap4u.com/izap4u-documentaires/zap-180-introduction-a-permaculture-fr/

What is permaculture?

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Permaculture (a word made of  “culture” and “permanent”) is a sustainable way of farming, consisting in designing sustainable and efficient systems. This philosophy, stamped with strong ethical code is becoming more well-known because it is being used more and more in agriculture. You can apply the concept to a larger scale (private life, in our society…). The philosophy made up of three ethical values which are the pillars: care about humans and earth, and redistribution of benefits.

During the 70s, two Australians Bill Mollison and David Holmgren published a book, in which they explain the concept of permaculture. They have been inspired by different ways of life and farming, both old and new, and the concept keeps evolving as Science continues to make headway in this area.

As Claude Bourguignon, a French researcher has explained for many years, every cereal, fruit or vegetable that you buy in the food industry is treated with at least three chemical pesticides and/or fertilizers, in order to protect it from insects. The consequence of such use of these bad products is catastrophic for the soils and by extension the quality of the products. As he says, 80% of our biomass is in our soils, and in France for example, we have already destroyed 90% of it. Indeed, all the microorganisms giving the needed nutrients to the plants are dying. The impoverishment of the biomass makes the soil compact, and prevents water to infiltrate, what normally nourishes the microorganisms. Ground erosion is also due to an ancestral practiceplowing. Indeed, even if this way of thinking is not shared by all farmers, Claude Bourguignon explains that turning the soil over and using pesticides impoverishes the ground in the worst way and makes it impenetrable for the water.

So this soil impoverishment leads to lowering the productivity of the soils and the quality of the products. In this context, some farmers joined the movement and started permaculture to make their soil richer. Different techniques (old and new) help farmers to increase their soil fertility by creating real ecosystems in which each microorganism has a precise role to play. The most common growing mode is the cultivation on mound. Indeed, this method allows an increase of 20% of the cultivable lands and an enrichment of the soils; and its output is far superior when compared with plowing. This technique is justified by the vision of the food chain. Indeed, we traditionally see it as a pyramid, but in permaculture, it is a circular vision. That means that every link in the food chain has a double role: they eat some living being and they feed others by being eaten or with their droppings for example. Let’s take a tomato cultivation threatened by aphids. Two reactions possible for the farmer. In a traditional way, the farmer would treat the plants with insecticides to eradicate them. But in the permacultural process, instead of putting chemical products, the farmer would introduce ladybird (they are fond of tomatoes) in to the ecosystem to regulate the number of aphids in a natural way, without destroying every living organism. And over time, the presence of ladybirds will have positive consequences on the biomass by pollinating flowers for example.

 

Traditional vision of the food chain (pyramid) & in permaculture (circular) – (©Le Guide du Permaculteur Débutant – V2)

Thus, the precise aim of permaculture is to optimize the ecosystems, by helping them to be as rich as possible. But this optimization will be done in a natural way by including insects, animals and natural microorganisms. To do that, farmers are helped with an everyday improved knowledge on how our environment works. It is the same method for natural sources of energy in the farms. They have found a nice alternative to greenhouse cultivation at “La Ferme du Bec Hellouin”, a reference in French permaculture. In France, every greenhouse is heated with electricity, but in this precise farm, they produce natural heat. The plants needing a lot of heat are placed above chickens or any animals, to benefit from this natural heat. Here, every element of the ecosystem of the greenhouse is used to contribute to the well-being of the others. This is clearly the circular vision of the food chain, where every living being has multiple roles within the ecosystem. Along the same lines, putting fragile plants in a forest will be full of positive effects. We can think about the protection the forest gives during a storm for example. The trees will also, with their falling leaves, give nutrients to microorganisms nourishing the plants, contributing to the enrichment of the ecosystem.

After having explained all that, you should have it: the design is the basic tool of the permaculture farmer. Indeed, to be able to optimize his ecosystem, he has to imagine and design it, with the help of all the scientific knowledge that he can find. The aim is to identify the positive and negative effects of every element, and put them in the right place to contribute positively to the ecosystem. Designing is organizing all the microorganisms, giving them a proper role to play in the ecosystem. By choosing to put a plant at a precise place, the farmer trys to foresee their repercussions on their environment. We could do a comparison with the Silicon Valley. Indeed, there is a share of the skills of each other so they can create the technologies of tomorrow. This melting pot leads to great discoveries, and permaculture is the same concept: putting elements with different skills/attributes to have the most productive ground possible.

 

Here is an example of a ground design – (©Le Guide du Permaculteur Débutant – V2)

Across this presentation of the concept of permaculture, the objective is to show great initiatives emerging from everywhere in the world, with a common goal: minimize our negative impacts on our environment. It it proves that the situation is not irreversible, because thanks to this kind of initiative, we can improve our passing on earth. We have dealt with big projects here, because they are the most visible example, but you can start your own permaculture experience at home with a little vegetable garden for example. You can also make your own compost to feed your plants. You can imagine the design of the ecosystem you want to create. For that, you have plenty of resources on the internet, but you can also use a specialized company who will help design and create in actuality your permaculture garden.

We hope you enjoyed this little presentation, feel free to ask us questions if you have some, we would be pleased to answer. In the next article, we will make focus on some permaculture farms around the world.

 

SOURCES

https://www.permaculturedesign.fr/

https://izap4u.com/izap4u-documentaires/zap-180-introduction-a-permaculture-fr/

https://www.youtube.com/watch?v=vzMhB1fgWew

Quelle alternative au plastique?

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Plastique

 

En 2014, la production annuelle de plastique s’élevait à 311 millions de tonnes, et les estimations parlent de 933 millions aux environs de 2050. La Chine, qui était depuis quelques années la poubelle du monde, dans le sens où elle importait les déchets des Etats-Unis et de l’Union européenne pour les recycler, a décidé de bloquer ces importations pour se concentrer sur le recyclage de ses propres déchets. Le problème actuel est qu’aucun autre pays/zone économique n’a les structures nécessaires pour recycler ces déchets, notamment plastiques. En plus des décharges surchargées, de nombreux pays rejettent une partie de leurs déchets dans l’océan, engendrant la naissance du fameux huitième continent.

On voit donc ici certains des enjeux environnementaux et sanitaires liés à notre surconsommation de plastique. Que ce soient les entreprises ou les consommateurs, nous sommes dans un système de suremballage. Face à cela, il y a deux options: le recyclage et l’invention de nouveaux matériaux. Nous avons écrit plusieurs articles traitant des entreprises de plus en plus nombreuses à innover dans le recyclage pour donner une réelle valeur aux matières plastiques. C’est pourquoi dans cet article, nous avons décidé de zoomer sur certaines entreprises qui travaillent actuellement à trouver de nouveaux matériaux propres. En effet, ils essayent, notamment par la recherche scientifique, de développer des nouveaux procédés, qui pourraient à terme remplacer les emballages plastiques. Pour autant, nous ne sommes qu’au début de ces avancés, et ces entreprises ne sont encore souvent que des projets. Mais il est certain que ces produits innovants vont aider au développement et à l’amélioration d’autres matériaux encore plus performants.

  • LYS PACKAGING

Entreprise française spécialisée dans les bouteilles et flacons, Lys Packaging a mis au point un procédé de fabrication 100% végétal, à partir de bagasse, que l’on retire de la canne à sucre. Fini le pétrole dans nos bouteilles ! Ces bouteilles sont 100% compostables et recyclables. L’idée désormais est en fait de retrouver “une cohérence entre le contenu et le contenant”: par exemple, pour fabriquer une bouteille pour une huile d’olive, l’idée est d’utiliser les noyaux. Ainsi, c’est tout un processus circulaire et durable qui serait mis en place. Le concept va être décliné avec plusieurs matériaux: crustacés, pépins de raisin… C’est une véritable logique d’économie circulaire qui est mise en place, puisque le but est d’utiliser à 100% les ressources consommées.

Sac plastique- alternative- environnement - ecologie-

 

  • OOHO

Vous buvez une bouteille d’eau, et si plutôt que de la jeter, vous la mangiez ? C’est le produit que développe actuellement Ooho, une startup américaine : un emballage 100% comestible et compostable. Finies les bouteilles en plastique ! Le produit ressemble, ni plus ni moins, à un sachet plastique, mais peut se manger ou être utilisé pour faire du compost. Il n’y a aucune présence de plastique bien évidemment. On parle pour l’instant de débouchés dans le monde du sport, puisque le format est parfait pour les petites doses à prendre pendant un marathon par exemple. Le produit n’est pas encore commercialisé, mais l’entreprise est présente dans de nombreux salons d’innovation pour faire parler du projet et réussir à débloquer les fonds nécessaires pour des recherches plus développées encore.

Sac plastique- alternative- environnement - ecologie- projet

 

  • BAKEYS – EDIBLE CUTLERY

Lorsque vous prenez un repas à emporter ou en supermarché, vous consommez des couverts en plastique ou en bois à chaque fois. Maintenant, imaginez que vous pouvez manger ces couverts pour éviter de créer de nouveaux déchets. Bakeys est une entreprise indienne qui fabrique des couverts comestibles. Ils mettent en cause la fiabilité sanitaire des couverts en plastique, qui peuvent être dangereux pour la santé, à cause des produits hautement chimiques utilisés pour les produire. Ils ont donc créé des couverts à partir de farine de sorgho, de riz et de blé. Vous pouvez même en choisir le goût. Sans conservateur ni produit chimique, ces couverts sont une très belle alternative aux couverts plastiques. Ce projet a vu le jour via une cagnotte en ligne, et est aujourd’hui une entreprise.

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  • EVOWARE

Evoware est une start-up indonésienne qui est partie d’un constat simple : l’Indonésie est le second pays rejetant le plus de déchets dans l’océan, et 70% sont des emballages de nourriture ou de boissons. De plus, la culture des algues marines est un secteur en surproduction, donc les exploitants gagnent très peu d’argent. Ainsi, ils ont eu l’idée de produire des emballages comestibles et compostables pour les aliments. L’entreprise propose déjà de produire des petites quantités personnalisées, mais les prix restent élevés, comparés à ceux que l’on peut avoir avec les emballages plastiques traditionnels. Ainsi, l’accent est réellement mis dans la recherche, afin d’optimiser leurs nouveaux produits, pour à terme, devenir incontournables dans l’agro-alimentaire.

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Même si ces projets sont pour l’instant balbutiants, ils apportent de nouvelles idées, et pour construire les matériaux de demain, il est nécessaire que ces entreprises existent. Il est également important d’en parler autour de nous afin qu’ils puissent bénéficier des meilleures conditions de recherche. Le monde actuel et le système qu’il génère n’est pas soutenable à long-terme, il faut donc trouver de nouveaux modes de production et de consommation pour inverser la tendance. Ces innovations font partie des petites marches que nous gravissons pour améliorer notre présence sur terre.

SITES INTERNET DES PROJETS:

–> LYS PACKAGING – https://www.lyspackaging.com/

–> OOHO – https://oohowater.com/

–> BAKEYS – https://www.bakeys.com/

–> EVOWARE – https://www.evoware.id/

Le traitement des déchets non recyclables

Christophe Sacs Réutilisables Ecologiques 0 Comments

 

Traitement des déchets non recyclables

 

Dans l’article du 13 novembre, nous présentions des initiatives citoyennes ou industrielles permettant d’inclure le plus possible nos déchets au processus de production. Cette fois-ci, nous nous intéressons aux déchets que l’on ne peut inclure au processus de recyclage classique comme certains déchets industriels toxiques, nucléaires ou hospitaliers. En 2015, 6,8 millions de tonnes de déchets dangereux ont été traités en France, une hausse de 4,5% par rapport à 2014. Entre scandale et lobby, la gestion des déchets dangereux est une question houleuse, qui engendre des conflits entre associations, entreprises et partis politiques.
En effet, de nombreux déchets, qu’ils soient ménagers ou industriels sont inutilisables une fois consommés. Quelles sont les solutions pour réussir à les transformer et leur trouver une utilité ?

Faisons tout d’abord une différence entre les produits non recyclables dangereux (déchets hospitaliers, nucléaires…) et ceux qui ne sont ni dangereux ni encombrants, et que l’on trouve dans la poubelle “ordure ménagère” ; à noter que cette poubelle est d’ailleurs bien différente si vous faites le tri sélectif ou non. En France, le traitement et la gestion des déchets sont organisés par les collectivités territoriales. En effet, en fonction de votre localisation, vous n’aurez ni les mêmes obligations de recyclages, ni les mêmes fréquences de passage des éboueurs, ni les mêmes accès aux poubelles de tri, sans oublier que vous n’aurez pas le même accès aux informations si vous habitez en zone urbaine ou en zone rurale. Le devenir de ces ordures ménagères est en revanche identique : l’incinération. Prenons l’exemple de Rennes: l’usine en charge de l’incinération brûle 144 000 tonnes de déchets par an ; qu’elle transforme en chauffage urbain (20 000 logements) et en production d’électricité (7000 logements). Une jolie initiative n’est-ce pas ? Pas tellement lorsque l’on s’intéresse de plus près aux externalités négatives sur la santé et l’environnement générées par cette incinération. En effet, une étude mené par le Dr. Martin WISSING, médecin au service de néphrologie à l’Hôpital Érasmeles, montre que les dioxines rejetées peuvent provoquer des cancers du foie, des troubles de la reproduction ou encore des troubles psychomoteurs. D’autre part, la combustion rejette aussi du CO2, dont on ne présente plus les effets négatifs sur le réchauffement climatique…

Voici une autre question complexe: que faire des déchets dangereux ? Après les accidents de Tchernobyl ou de Fukushima, bon nombre d’associations prônent le démantèlement des centrales nucléaires. Les allemands sont en accord avec ce démantèlement, tandis que la France reste un peu bloquée sur ses positions. Nicolas Hulot, Ministre de la transition écologique français, estime qu’enfouir les déchets nucléaires radioactifs serait “la moins mauvaise solution”. Ce dernier a pour objectif d’ici 2025 de ramener à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité, qui est aujourd’hui à 75% grâce à 58 réacteurs. Il est aujourd’hui difficile de se retirer du nucléaire car, d’un point de vue économique, c’est le producteur d’énergie qui a le plus faible coût. La classification de ces déchets s’établit grâce à leur degré de radioactivité (de très faible à élevé). 90% des déchets radioactifs ont un taux de radioactivité inférieur à 0,2%, mais la vraie question qui pose problème est : que faire des déchets hautement radioactifs, qui ne représentent que 0,2%, en volume? Malheureusement personne ne sait pour l’instant… mais des débuts de réponse commencent à émerger.

Il existe aujourd’hui 2 issues pour les déchets radioactifs: le recyclage ou le stockage. En effet l’usine de La Hague en Normandie arrive à recycler 96% des matières radioactives – grâce à ses piscines de refroidissement – qui sont ensuite réutilisés pour fabriquer de nouveaux combustibles. La France stocke dans des piscines, les Etats Unis dans des containers renforcés à proximité des centrales nucléaires, l’Allemagne stocke à sec dans les montagnes ou dans des bâtiments renforcés. Après l’accident de Fukushima, l’Allemagne à décider de sortir progressivement du nucléaire, d’ici 2022. Enfin, de plus en plus de pays optent pour le stockage définitif en zone géologique stable. Les chercheurs annoncent des débuts de solutions “à long terme” d’ici 2050.
Du côté des déchets ménagers: des innovations sont aussi à promouvoir : par exemple, la start up Waga-Energie produit de l’énergie grâce à la transformation des déchets ménagers; un gaz propre et local ! Selon,  le fondateur, “cette technologie est au cœur de la transition énergétique : valorisation des déchets, économie circulaire, énergie renouvelable… C’est du concret et cela crée de l’emploi !”

La prise de conscience, citoyenne et politique se fait petit à petit. Des solutions commencent à émerger… mais les individus doivent aussi y contribuer, comme la famille de Cécile Frach qui a réussi à faire tenir ses déchets non recyclables… dans un bocal grand comme une main. Etre acteur est possible, il suffit d’en avoir la volonté… à l’image Plastic Odyssey, le navire qui carbure au plastique non recyclable qu’il récupère en mer montre qu’il est aussi possible d’être auto-suffisant en terme de carburant !

http://actualites.reponse-conso.fr/plastic-odyssey-navire-carbure-plastique-non-recyclable/
http://www.uve-rennesmetropole.fr/presentation/l-uve-qu-est-ce-que-c-est.html
https://www.actu-environnement.com/ae/dossiers/dechets/organisation_dechets.php4
http://junior.senat.fr/les-dossiers/que-faire-de-nos-dechets-nucleaires.html

Récupération et recyclage des déchets: prochaine ruée vers l’or ?

Christophe Sacs Réutilisables Ecologiques 0 Comments

Prochaine ruée vers l’or ?

 

Selon Antoine Frérot, PDG de Veolia, « les déchets seront les mines du XXIème siècle ». En effet, l’avenir réside dans la récupération et l’utilisation de nos déchets. L’explication est simple : d’un côté, nous épuisons nos ressources naturelles pour satisfaire nos besoins, et d’un autre côté, ces besoins augmentent sans cesse. Dès lors, la solution est de trouver des alternatives afin de faire rentrer notre économie dans un modèle circulaire. Le recyclage des déchets couterait de 6 à 25% moins cher que l’enfouissement (pratique la plus répandue aujourd’hui). De plus, le développement de cette activité apporterait logiquement de nombreux emplois. Toujours selon Antoine Frérot, une fabrication classique de bouteilles en plastique (à base de produits pétroliers) émettrait 70% de CO2 en plus qu’une fabrication à partir de recyclage.

Dans le cas de la France, de plus en plus d’entreprises essayent d’inclure les déchets dans leur processus de production. Dans notre article du mois dernier, nous abordions le cas de grandes entreprises internationales telles que Adidas ou Nike, en soulignant le problème de l’approvisionnement en déchets. Ainsi, en France, la start-up Yoyo a organisé un système de récompense. Le concept est simple : on donne des sacs aux participants dans lesquels ils doivent mettre leurs déchets selon un ordre précis ; une fois que le sac est rempli, ils l’amènent à un « coach », et ainsi ils obtiennent des récompenses données par les entreprises partenaires. C’est un peu le même modèle qu’aux Etats-Unis, où vous gagnez de l’argent en ramenant vos bouteilles dans les bacs prévus à cet effet. Ces initiatives se multiplient à travers le monde, mais il faudrait que les grandes multinationales investissent réellement dans les alternatives, et soient force de proposition afin que le changement s’opère au niveau mondial.

Certains scientifiques travaillent actuellement sur des matières plastiques à base de matières naturelles et propres. En effet, c’est le cas d’un Français, qui a développé différents procédés afin de montrer que la fabrication classique de plastique peut être facilement modifiée. Son concept a été de trouver des procédés en cohérence avec le produit qu’il contiendra : pour l’huile d’olive par exemple, il a développé une formule à partir des noyaux d’olives, ou encore une bouteille de vin à partir de crustacés. Il a également trouvé une formule à base de canne à sucre. Le résultat est un plastique 100% végétal. Pour l’instant, ce plastique végétal est en moyenne 30% supérieur aux prix du marché, mais l’objectif est de montrer que de nombreuses alternatives sont à découvrir et développer. Pour autant, il est légitime de se demander si cette solution est réellement bonne pour l’environnement dans la mesure où ces nouveaux plastiques sont fabriqués à partir de matières naturelles. Et effectivement, en prenant en compte la demande mondiale de plastique, serait-il réellement viable de fabriquer les récipients à partir de cannes à sucre ou autre produit naturel ? Le risque serait de développer encore plus l’agriculture intensive de certaines ressources naturelles.

De son côté, Total lance ce mois-ci en France une usine de recyclage du polystyrène issu de la grande consommation et de l’industrie alimentaire.  L’objectif est donc de récupérer ce matériau et d’en faire des granulés afin de les réinjecter dans ses lignes de production.  Selon les experts, le polystyrène serait un des polymères les plus faciles à recycler. L’usine Moselanne produit 260 000 tonne de polystyrène par an ; Total Carling explique obtenir 150kg de polystyrène recyclé par tonne de matière vierge, de belles économies sont à prévoir pour cette usine du groupe français.

Pour autant, toutes ces innovations dépendent également des individus : nous nous devons de recycler, pour donner les ressources nécessaires aux entreprises. En effet, si les individus ne trient pas leurs déchets, le processus de recyclage est brisé : ainsi, il revient à chaque citoyen de changer ses habitudes pour aller dans le sens des innovations faites à partir du recyclage de nos déchets. En effet, pour enrayer la destruction de notre planète, nous devons en être les acteurs. Dans notre prochain article nous nous intéresseront à ce que nous faisons des déchets non recyclables !

RÉFÉRENCES:

Quel avenir pour nos déchets plastiques ?

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 Quel avenir ?

 

Chaque année huit millions de tonnes de plastique sont déversées dans les océans, l’équivalent d’un camion benne toutes les minutes. Les microparticules qui se détachent du plastique ont même formé ce que les scientifiques appellent le septième continent (si cela vous intéresse, nous avons un article qui traite de ce sujet ici). Ces quantités astronomiques de déchets plastiques commencent à attirer l’attention de l’opinion publique.

En effet, à l’image du projet The Ocean Cleanup, de nombreux projets commencent à voir le jour pour essayer de freiner la pollution des océans. A 18 ans, Boyan Slat s’est fait connaître en participant à une conférence TED, où il présentait le problème de la pollution océanique sous un œil différent. Il a proposé de s’attaquer à la problématique en trouvant un moyen de récolter les déchets, projet qu’il développe depuis, et qui devrait voir le jour au début de l’année 2018. Le concept est de créer un courant naturel qui déplacera le plastique dans un filet. Le processus est actuellement testé en Mer du Nord, au large des Pays Bas. Si ce projet se révèle efficace, il pourrait permettre de récupérer des quantités de plastique énormes, qui se baladent actuellement dans nos océans.

Parallèlement, de plus en plus d’entreprises se spécialisent dans la transformation de ces déchets plastiques. En effet, en France par exemple, à partir de bouteilles plastiques sont créés des vêtements, des chaussures, des intérieurs de voiture, et même des sacs (nous proposons des sacs rPET, et si cela vous intéresse, jetez un œil ici). Ce recyclage des plastiques se fait déjà depuis plusieurs années, mais des grosses marques se sont lancées dans cette activité.

En effet, Adidas, en partenariat avec l’association Parley for the Oceans, fabrique désormais des chaussures de sport à partir de bouteilles de plastique. Le principe est de transformer les bouteilles de plastique en fibres, qu’ils peuvent ensuite tisser pour faire la chaussure. Vingt-deux bouteilles de plastique sont utilisées pour fabriquer une paire. Lorsqu’on sait que Nike vend 25 paires de chaussures par seconde dans le monde (800 millions par an), imaginez que seulement 25% de ces chaussures sont faites de matière recyclée, cela équivaut à plus de deux milliards de bouteilles recyclées utilisées pour fabriquer des chaussures. Si de plus on agrandit l’échelle à tous les fabricants de chaussure, le besoin deviendrait encore plus grand. Ainsi, peut être que des entreprises investiraient dans le nettoyage des océans, qui s’avère être un réservoir gigantesque de matières plastiques à recycler.

On voit donc que les déchets plastiques tendent à être considérés comme des matières premières à part entière. Quand on sait la quantité de plastique consommée toutes les minutes sur terre, c’est une ressource quasiment inépuisable. De plus l’impact sur l’environnement est amoindri, puisque si les déchets plastiques sont récupérés, ils ne finiront plus dans l’océan ou dans la nature, mais tout simplement recyclés.

L’objectif de vous parler d’un tel sujet est de vous montrer toutes les opportunités que l’on peut saisir des vices de notre système pour le rendre meilleur. Dans ce cas-là, il s’agit de donner une valeur à nos déchets en les incluant dans le système de production. Ainsi, il ne reste plus qu’à nous de trouver les alternatives les plus innovantes quant à la récupération des déchets. A son échelle, Direct Imex essaye de luter contre cela en vous proposant des alternatives et des solutions concrètes afin d’aider notre planète.

 

Sources:

https://www.consoglobe.com/adidas-dechets-plastiques-semelles-cg

http://www.leparisien.fr/economie/business/ils-fabriquent-des-vetements-avec-des-bouteilles-en-plastique-02-10-2017-7301070.php

https://www.theoceancleanup.com/

Le rPET, vous connaissez ?

Les sacs plastiques: un enjeu sociétal mondial !

Nicolas Hulot : vers une agriculture durable ?

agriculture durable

Une agriculture durable ?

 

Vous n’êtes pas sans savoir que le développement durable est actuellement au coeur des débats. Nicolas Hulot, nouveau ministre de la Transition énergétique et solidaire a comme mot d’ordre de faire de l’écologie une orientation générale du gouvernement. Il s’agit d’un enjeu contemporain de taille qui doit encore trouver sa place dans nos sociétés. En effet, plusieurs tentatives ont été impulsées comme l’interdiction des sacs plastiques à usage unique chez les commerçants mais, dans le cadre du développement durable, les résultats obligent souvent de revoir les objectifs à la baisse. Engagé pour la protection de l’environnement, Monsieur Hulot a, depuis son émission Ushuaia, la ferme volonté de sensibiliser les individus aux questions écologiques. Ainsi, il a proposé un « projet de société » visant à transformer tous les secteurs économiques afin de les rendre viables et durables. Il parle alors de finance verte, d’innovation sociale et solidaire pour montrer son ambition partagée par Mr. Macron. Dans cette optique la, le ministre prévoit de transformer le modèle agricole français. Dans le but de « verdir » la politique agricole française, le ministre envisage plusieurs leviers d’action.

Dans un premier temps, nous pouvons parler du plan Ecophyto, initié en 2008 et encadré par le ministère de l’agriculture, de l’alimentaire et de la forêt. Nicolas Hulot prévoit d’accélérer ce projet afin de réduire au plus vite l’utilisation des produits phytosanitaires (pesticides) tout en assurant la croissance économique et durable de l’agriculture. Cela se traduit par une formation plus responsable des agriculteurs, la mise en place de fermes pilotes pour montrer le bon exemple, une divulgation en ligne de l’arrivée des parasites ainsi qu’un dispositif de contrôle pour assurer un certain niveau de qualité des produits pour les consommateurs. En parallèle à ce projet, Nicolas Hulot a fait le choix de divulguer une liste avec le nom  de 600 pesticides et de 1 000 biocides possiblement néfastes pour la santé. En effet, par souci de transparence, le ministre a décidé d’attirer l’attention sur  les perturbateurs endocriniens, une substance dangereuse. Omniprésentes, ces substances sont facteurs d’infertilité, de cancer, du diabète ou encore de malformations.

Ensuite, dans le cadre du projet de société, il est également question d’atteindre les 50% de nourriture biologique en restauration collective, d’ici 2022. Le gaspillage alimentaire est également ciblé. Nicolas Hulot veut réguler les pratiques de consommation alimentaires jugées non responsables. L’innovation et les nouvelles technologies seront mises au service de l’agriculture afin d’optimiser les conditions de travail et les rendements. Dans son programme, il est également question de restaurer les écosystèmes par l’aménagement durable des sols ainsi qu’une meilleure corrélation entre l’élevage bovin et le maintien des prairies notamment.

Le ministre affirme donc son engagement pour le milieu agricole. Il veut le transformer, le rendre plus viable et plus durable mais avant toute chose il veut préserver l’agriculture. C’est pourquoi il s’oppose notamment au projet de Notre-Dame-des-Landes. Le sujet de l’aéroport de Nantes sur le domaine de Notre-Dame-des-Landes représente un véritable challenge pour l’opposition qui veut à tout prix protéger cette zone considérée comme « zone à défendre ». En effet, plus de deux cents agriculteurs y sont installés depuis des générations et les militants écologistes sur place ne sont pas prêts à renoncer à leur territoire. Pour faire face à cette situation,  en accord avec le Président de la République Emmanuel  Macron, Monsieur Hulot a nommé trois médiateurs pour trouver un terrain d’entente à propos de ce dossier. Parmi eux, on compte Anne Bocquet une ancienne préfète de la Bourgogne (2010), Michel Badré un membre du Conseil économique social et environnemental et Gérard Feldzer, l’ancien directeur de campagne du ministre. Cette mission de six mois a pour but d’apaiser les tensions et propose une solution respectueuse de l’environnement en accord avec le projet d’aménagement de la ville de Nantes. Les expertises devraient alors permettre de mettre en avant des réponses cohérentes pour les aider à trancher. Plus concrètement, deux issues s’offrent à eux : soit ils valident la construction de l’aéroport soit ils décident de l’abandon du projet. Les médiateurs doivent faire face à une confrontation tendue entre les deux partis : les opposants campent sur leurs positions tandis que les partisans insistent sur la légitimité du projet suite au scrutin notamment. Cette opération est surveillée de très près par l’opposition qui ne laissera rien passer et s’assurera que tous les sujets soient bien traités comme par exemple les nuisances sonores ou encore la dégradation des sols.

Comme il l’a dit, il compte sur la coopération des français pour changer de cap et agir pour un monde plus durable. Toutefois, son programme est souvent jugé comme trop offensif mais le ministre de l’ecologie a l’air plus déterminé que jamais !

Liens :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/07/16/nucleaire-revolution-energetique-accord-sur-le-climat-nicolas-hulot-revient-sur-ses-defis_5161058_3244.html

http://www.ouest-france.fr/politique/nicolas-hulot/nicolas-hulot-je-veux-engager-des-reformes-concertees-et-irreversibles-5138970

https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/030355397320-ecologie-les-6-travaux-dhulot-2089942.php

http://www.gouvernement.fr/ministre/nicolas-hulot

http://www.usinenouvelle.com/article/nicolas-hulot-un-ministre-de-la-transition-ecologique-aux-fortes-convictions.N541599